Cette semaine-là, de fortes chutes de neige exigèrent la fermeture du lycée où je travaillais comme ‘pion’, mais le maintien exceptionnel de l’internat permit l’hébergement de la poignée d’élèves bloqués sur place. Par ma proximité avec le lieu de travail, je fus le seul disponible pour assurer les nuitées. La semaine se présentait alors avec un calme insolent : encadrer sept adolescents occupés à compter les flocons au sein d’un établissement vidé de son âme. Sauf que nous n’étions pas seuls ! Au début, j’expliquais aux élèves effrayés que le vent et le froid étaient à l’origine des souffles et des craquements. Jusqu’à ce que leur fréquence nous accule à l’évidence : quelque chose sans aucun lien avec la météo avait infiltré le dortoir ! Alors que je pensais avoir trouvé le calme dans la campagne du Centre France, après mon départ de la Côte d’Azur pour la petite ville de Saint-Amand-Montrond, j’allais découvrir un énigmatique Berry, qu’au XIXe siècle Chateaubriand avait décrit comme une contrée  » où se passaient des choses étranges  » !

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir le livre en avant-première grâce à Frédéric Bellec qui m’a gentiment permis d’avoir accès au livre afin d’en faire un article. Avant de vous parler du livre, je vais vous parler de cet auteur, peu connu, mais qui a du potentiel. Afin d’en savoir un peu plus sur lui, je lui ai posé quelques questions dont je vous partage ses réponses.

Qu’est-ce qui t’a amené à devenir écrivain ?

Je n’ai jamais cherché à devenir écrivain, c’est l’écriture qui est venue me chercher ! Au début des années 2010, j’ai ressenti la nécessité de partager des informations importantes au travers d’une imposante biographie-documentaire à la thématique complexe, dont les matières étaient prêtes depuis plusieurs années. De par le thème abordé, j’avais le sentiment de partager une réflexion utile. Des années plus tard, ce sont des événements très banals mais étranges issus de mon environnement professionnel qui m’ont donné l’idée de me lancer dans le fantastique littéraire. Il n’y a eu aucune préméditation de ma part. À aucun moment de ma vie, je me suis dit : « je veux écrire des livres ». Encore moins un roman. Tout a été spontané et l’arbitraire de la vie a décidé pour moi. C’est par la suite que le travail a commencé, quand il a fallu se placer devant une feuille blanche !

Quelle a/ont été ta/tes source(s) d’inspiration ?

J’ai toujours été fasciné par les mondes dans les mondes. L’idée que la platitude d’une société normalisée puisse être contrebalancée par des mondes parallèles, qu’il s’agisse d’extensions cachées du monde des hommes ou d’interactions avec différents niveaux de conscience invisibles au commun des mortels, est une source de réflexion sans fin. Il n’est pas toujours utile de se lancer dans la fiction pure pour trouver des idées. Il suffit de s’intéresser aux légendes dont on dit qu’elles puisent leurs sources dans des réalités peut-être disparues, ou de creuser sur ce qui existe autour ou au-dessus de nous et que la science commence à percevoir, pour remplir sa musette d’idées fabuleuses. Là où le développement devient intéressant, c’est quand la frontière entre le réel et le fantastique ne devient pas plus épaisse qu’une feuille de papier à cigarette.

 Avant Exilium : L’internat, as-tu déjà écrit d’autres livres ou toute autre écriture ?

Je mets de côté des articles techniques publiés dans ma jeunesse, le journal du lycée J et les nombreux sites web créés. Mon premier ‘vrai’ ouvrage, publié en 2012, a été un travail complexe de recherche de près de 1000 pages qui a dû être divisé en deux volumes (il va faire l’objet d’une révision durant l’été 2017). La thématique abordée (la stigmatisation de l’identité sexuelle dans les groupements religieux) répondait à un besoin, hélas toujours d’actualité. Ce livre est d’ailleurs utilisé par différentes associations de lutte contre l’emprise sectaire en raison des nombreux documents qu’il renferme. Ce travail de fourmi étant terminé, je préfère aujourd’hui me consacrer à l’écriture de loisirs. C’est plus fun !

Que représente pour toi la publication de ce livre ?

Que du bonheur ! Écrire est pour moi un plaisir douloureux qui demande beaucoup de discipline. Finaliser un ouvrage et pouvoir le partager devient alors un pur bonheur. Qui plus est renouvelé à chaque sortie. Le bonheur est transcendé quand des lecteurs s’accrochent à l’histoire et trépignent d’impatience pour découvrir la suite. Je me sens alors comme investi d’une mission : travailler davantage pour leur présenter ce qu’ils sont en droit d’attendre !

Quels sont tes futurs projets ?

Au moment où j’écris ces lignes, la seconde partie du tome 2 d’Exilium est en cours de finalisation. Il sortira avant l’été 2017. Ensuite viendra la réédition des deux tomes de mon ouvrage documentaire mentionné plus haut. Le troisième livre d’Exilium n’est pas encore pour tout de suite, car un tome intermédiaire, titré « Exilium – Chroniques parallèles », est en préparation. Il sera composé de petites nouvelles, chacune venant éclairer une facette du mode de fonctionnement des créatures qu’on découvre dans le tome 1. Tout comme chaque tome d’Exilium distille de subtiles révélations sur ce que contient chaque tome suivant, les chroniques parallèles viendront affiner notre connaissance de ce monde dont je ne peux parler davantage pour ceux qui n’ont pas encore découvert le premier tome. Et ensuite ? Je pense à des spinoff sur certains personnages. Mais rien n’est décidé, car j’ai aussi deux ou trois idées de thriller sous le coude. Mais qui vivra verra J !

Venons-en au sujet principal qui est ce livre. C’est avant tout un livre fantastique mais pas que. Oui ce n’est pas seulement un simple livre fantastique, et la frontière entre le réel et l’irréel est très mince. Tout ce livre se lit au travers du regard du personnage principal, et on s’identifie très facilement. C’est au travers d’un assistant d’éducation que cette histoire voit le jour, une personne comme toute les autres que l’on peut croiser dans tout établissement scolaire.

Avec sa palette de couleurs cendrées renforcées par une nuit pas tout à fait terminée, le ciel donnait dans le lugubre, mais il parvenait à aimanter mon regard par sa beauté ténébreuse.

Il n’y a pas à dire, Frédéric, notre personnage principal est une personne avec une personnalité tout aussi facilement identifiable qu’on s’y attache très facilement. Au travers des premiers chapitres, on découvre l’environnement qui l’entoure mais petit à petit, des mystères viennent d’incruster, et plus les pages passent et plus ces mystères grandissent, à tel point que l’on dévore ce livre afin de tout comprendre.

Ma respiration commença à s’accélérer, une bouffée de chaleur enflamma mon visage que je devinai rouge comme un derrière de babouin.

C’est un livre que je qualifierai avant de tout de découverte. On y découvre un nouveau monde, un univers caché, si bien écrit qu’il n’y a qu’un pas entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. D’ailleurs qui ne nous dit pas que tout cela est vrai, c’est bien ce qui me plait le plus au travers de la lecture de ce livre. C’est un livre qui est accessible à tous, sa lecture est des plus aisée. L’auteur sait parfaitement nous emmener avec lui dans son univers qui lui est propre mais qui nous apparaît si réel.

Je vous invite par ailleurs à découvrir cet auteur sur les réseaux sociaux, que ce soit sur Facebook ou encore Twitter. Si vous le souhaitez également vous pouvez découvrir son site. Et pour les plus friands de romans fantastiques je vous invite à commander son livre disponible sur le site de la Fnac ou encore d’Amazon

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